A British Winter Tale
Lorsque l’on voit et que l’on entend Bobby Long pour la première fois, tout ce qui le concerne et qui sert à le décrire semble si parfaitement accordé que cela en devient presque énervant.
Avant tout, son look de beau jeune british de Manchester, un peu rétro, puis son style de jeu de guitare, très harmonisé et complexe mêlant habilement blues et folk, puis sa voix, suave et profonde. A l’entendre chanter, on le croirait beaucoup plus vieux, mais le personnage n’a que 26 ans… Face à tant de maturité, de classe et de qualité musicale, on ne peut que s’incliner. C’est en tout cas mon cas.
Après avoir sorti plusieurs EP qu’il a auto-produits et auto-enregistrés, ainsi qu’une multitude de concerts sur le territoire britannique, Bobby termine sa thèse en 2009 ayant pour sujet l’impact social de la musique folk américaine.
A partir de ce moment, il commence une carrière de musicien à temps plein. Un coup de pouce du destin a mis sur sa route, lors de ses premiers shows dans les bars de Londres, un jeune musicien et acteur anglais du nom de Robert Pattinson. Lorsque la carrière de ce dernier explose avec le film Twilight, il propose à Bobby d’intégrer l’une de ses chansons dans la BO du film (la chanson Let me sign), ce qui lui amènera une notoriété immense qu’il n’assumera pas toujours. Il déclare même que si c’était à refaire, il ne le referait pas.
En 2011, il sort l’album A winter tale, une nouvelle perle, dans la plus pure veine blues/folk, mêlant balades déchirantes de mélancolie et chansons folk rythmées dans le plus pur style américain. Autant dire que le jeune homme a de belles années devant lui et qu’il gagne à être connu.